Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire du Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg
  Recherche
 x Recherche avancée
  Accueil | Nouveautés | Newsletter | Liens | Vos réactions | Contact Aide | Index | A propos du site
      ImprimerEnvoyer à

> Accueil > Actualités > Articles et documents d'actualité > Avril 2007 > François Biltgen à Munich à l’occasion du Séminaire « Permettre une Europe sociale grâce à une Constitution européenne » de l’Union des Fédéralistes Européens (UEF) le vendredi 20 avril 2007

François Biltgen à Munich à l’occasion du Séminaire « Permettre une Europe sociale grâce à une Constitution européenne » de l’Union des Fédéralistes Européens (UEF) le vendredi 20 avril 2007

Vers le niveau supérieur

En date du 20 avril 2007, François Biltgen, ministre du Travail et de l’Emploi, a participé au séminaire « Permettre une Europe sociale grâce à une Constitution européenne » organisé par l’Union des Fédéralistes Européens (UEF) à Munich.

Ce séminaire a précédé la réunion du Comité Fédéral de l’UEF qui s’est déroulé les 21 et 22 avril 2007 à Munich.

Jan Kreutz (Europaunion-UEF), François Biltgen et H.-W. Schaumann (vice-président de l'UEF) lors du séminaire de l'UEFA cette occasion, le ministre du Travail et de l’Emploi est intervenu au sujet de l’évolution des droits sociaux en Europe dans le contexte de la Stratégie de Lisbonne, devant une assemblée d’environ 70 délégués et observateurs, membres des 20 fédérations nationales des UEF, attendus à cette occasion.

Dans son discours, le ministre a notamment rappelé la récurrence du thème de l’Europe sociale dans les récentes campagnes référendaires, non seulement en France, mais également au Luxembourg.

Alors que, de par le passé, la dimension sociale avait notamment été la grande absente des Traités de Rome de 1957, l’Europe a progressivement obtenu une dimension sociale clairement affirmée et ce malgré le fait qu’elle fut à la traîne de l’Europe économique.

François Biltgen a également souligné que l’Europe sociale, certes tiraillée entre flexibilité et sécurité, présente certaines valeurs communes :

  1. La solidarité, notamment en matière de sécurité sociale et d’inclusion sociale
  2. Le dialogue social, bien ancré désormais au niveau européen
  3. La valeur du travail humain, qui a une signification plus profonde que la notion économique de l’emploi.

D’après le ministre, il faut désormais concilier ces deux aspects, tout en défendant la protection des travailleurs et en développant les conditions pour créer davantage d’emplois de bonne qualité. Ce sont précisément les enjeux du débat, hautement politique, sur la « flexicurité ».

François Biltgen a finalement signalé que, d’après lui, la question de l’avenir de l’Europe sociale se poserait sur deux éléments, à savoir la question d’un élargissement éventuel de la base légale de l’Europe sociale dans les Traités et la façon de laquelle il sera possible de donner vie aux dispositions actuellement inscrites dans les Traités.

En effet, d’après le ministre, il n’y aurait plus de véritables avancements dans la mise en œuvre des dispositions existantes, l’absence de volonté politique de les remplir de vie faisant actuellement défaut.

A cet égard, il faudra mettre en évidence le principe de subsidiarité qui guide l’Europe sociale, sans pour autant viser une uniformisation, voire même une harmonisation des prestations du droit du travail et du droit social, ce qui ne serait certainement pas dans l’intérêt de notre système social.

Le ministre du Travail et de l’Emploi a insisté sur le fait que l’Europe sociale ne peut pas être basée sur des protectionnismes nationaux et qu’elle devrait garantir à tous les travailleurs, quel que soit leur pays de résidence ou leur pays de travail, un socle minimum de droits sociaux, dans le plein respect de la libre circulation.

A ce sujet, François Biltgen a également rappelé que l’idée du Premier Ministre Jean-Claude Juncker de travailler sur un nouveau protocole social serait une conception intéressante pour le futur de l’Union européenne. D’après François Biltgen, à l’avenir, l’Europe sociale pourrait ainsi devenir un facteur de cohésion et de ralliement des citoyens européens.

Jan Kreutz (Europaunion - UEF) et François Biltgen, ministre du Travail et de l'EmploiPar ailleurs, cette rencontre de l’UEF a également été l’occasion de lancer la campagne pour un référendum européen consultatif sur la Constitution européenne. Ainsi, certains détails de cette campagne, ainsi que les diverses possibilités de la mettre en pratique ont été abordés, et ce notamment en présence de Monsieur Paolo Ponzano, Directeur du Task Force sur le futur de l’Union et des problèmes institutionnels, qui fut lancé par le Secrétariat Général de la Commission européenne.

L’UEF est une association, fondée en 1946, dont les adhérents militent pour la construction européenne et notamment pour une Europe politique donc nécessairement fédérale. Totalement indépendante des partis politiques, l’UEF est présidée par Madame Mercedes Bresso, ancien député européen italien et présidente de la région Piémont en Italie.

De plus amples informations sur le déroulement de ce séminaire et de la réunion subséquente du Comité Fédéral de l’UEF sont disponibles sur le site internet de l’UEF.


 Pour en savoir plus ... Pour en savoir plus ...
   Liens externes
  * Site Internet de l'UEF
  * Article sur le portail du Gouvernement (SIP)
   Téléchargements internes  Formats
  * Discours prononcé par M. Biltgen à l'occasion du séminaire de l'UEF le 20 avril 2007 à Munich  PDF (78 Ko)
  * Article de presse - UEF  PDF (131 Ko)

Haut de page

Copyright © Ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire   Aspects légaux | Contact